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15 mars 2012 4 15 /03 /mars /2012 17:24

Récemment, je suis tombé sur la tribune de l'UIMM (Union des Industries et Métiers de la Métallurgie) du mois de mars 2012 intitulée "le temps de l'effort". Et je dois reconnaître que j'ai failli m'étouffer à plusieurs reprises en la lisant. Je respecte bien évidemment le point de vue de cette organisation patronale, mais je crois que celle-ci est complètement déconnectée des réalités.

Voici quelques extraits les plus représentatifs :

 

L’Allemagne, qu’on le veuille ou non, est devenue un modèle économique et financier, une référence en terme de compétitivité. [...] Force est de constater que nous avons beaucoup à apprendre d’un grand pays, hier encore divisé, qui a su mener avec courage et pugnacité une politique de l’offre faite de modération salariale et de flexibilité du marché du travail. [...]

La « fourmi » Allemande pouvait afficher en 2010 près de 190 milliards de surplus… alors que les « cigales » vivaient – et vivent encore – au-dessus de leurs moyens.

 

Il s’agit de reconnaître que les pays de la zone euro ont, de manière générale, dépensé sans compter, accordant à leurs actifs des hausses de salaire sans rapport avec leurs gains de productivité. [...] Les « médications » appropriées : une industrie forte et compétitive, davantage de rigueur budgétaire, et de réformes structurelles. [...]

Un grand quotidien du soir, parlant sans ambages, écrivait il y a peu : « L’équilibre budgétaire, oui… à condition de s’attaquer aux bonnes dépenses, celles liées au fonctionnement de l’État, et non les dépenses d’investissement cruciales pour l’avenir. Autrement dit, la réduction du nombre de certains fonctionnaires ou de leur rémunération – comme ce qui se fait en Italie, en Espagne ou au Portugal – serait, bien que difficile à faire accepter, en partie justifiable ». On ne saurait mieux dire…

 

Trop de déséquilibres constatés dans certains États membres « nécessitent de réduire le niveau élevé de leur endettement, et de regagner de la compétitivité». (Commission européenne). [...]

À cet égard, on ne peut passer sous silence les efforts méritoires que fait l’Espagne pour réformer son marché du travail. Conscient des rigidités de ce dernier, le gouvernement de Mariano RAJOY veut promouvoir la « flexibilité interne » dans les entreprises afin de permettre à ces dernières de s’adapter aux évolutions du marché. Les syndicats dénoncent l’assouplissement des conditions de licenciement mais en Espagne comme ailleurs, il faut garder à l’esprit que c’est en facilitant la sortie que l’on facilite l’entrée dans le monde du travail.

 

Alors que retenir de cette tribune ? Et bien tout simplement que l'UIMM veut nous servir une nouvelle ration de cette potion ultralibérale qui a déjà gravement rendu malade notre pays. Comme beaucoup de libéraux, cette organisation attaque notre fonctionnement social en mettant en avant l'exemple de l'Allemagne. Une énième rediffusion d'un grand classique en somme.

 

Comme je l'ai déjà expliqué sur ce blog, l'Allemagne n'est forcément un modèle à suivre pour notre pays, et ce d'autant plus que son paradigme économique n'est pas réplicable en l'état à d'autres nations européennes.

Evidemment, et c'est le cas de l'UIMM, l'Allemagne est un exemple pour tous ceux qui veulent mettre à bas notre modèle social. D'ailleurs, il n'est pas neutre de citer les politiques de modération salariale et de flexibilité du travail, car il s'agit là de vieilles revendications patronales.

Mais je crois que les césars de la mauvaise foi et de la désinformation peuvent être décernés à l'UIMM pour ce passage : La « fourmi » Allemande pouvait afficher en 2010 près de 190 milliards de surplus… alors que les « cigales » vivaient – et vivent encore – au-dessus de leurs moyens. Car je rappelle une fois de plus que l'excédent commercial allemand est réalisé au sein de l'UE. C'est donc bien car les autres pays ont mené une politique à l'inverse de l'Allemagne que les consommateurs ont suffisamment de pouvoir d'achat pour acheter des produits allemand. Enfin, rappelons également que l'Allemagne se sert allégrement de ses voisins à l'est pour toutes ses opérations de sous-traitance.

 

Les deux autres paragraphes sont globalement du même acabit. Pour résumé, l'UIMM nous explique que pour gagner en compétitivité, notre économie doit être davantage libéralisée. Concrètement, cela signifie baisse des salaires, coupe dans les effectifs et notamment dans le public, austérité, et bien sûr allégement des contraintes pesant sur les entreprises (droit du travail, fiscalité ...).

On retrouve bien là le parallèle avec l'Allemagne qui a opéré de telles réformes sous l'ère Gerhard Schröder. En revanche, et même si l'on nous en montre seulement les aspects positifs, il ne faut pas oublier de regarder toute la réalité des faits. Or on ne nous en parle que trop peu tant celle-ci n'est guère reluisante : accroissement des temps partiels, multiplication des jobs à 1 € de l'heure ... Bref, une précarisation à outrance du marché de l'emploi.

 

Alors bien sûr on peut penser que de telles propositions permettraient d'améliorer la situation économique et financière de notre pays. Personnellement je ne le crois pas. Et à tous ceux qui ne sont pas d'accord avec moi, je recommande de regarder ce qui se passe en Grèce où une telle politique est menée à grande échelle.

Une question alors : la Grèce va-t-elle mieux ? Les choses se sont-elles arrangées depuis ? Non, bien évidemment que non. Et c'est même le contraire qui se produit. En effet, comment peut-on envisager de relever un pays en affamant son peuple par la baisse des salaires ou des retraites ?

Cela est tout bonnement impossible.

 

A mon sens ce n'est pas une politique de l'offre qu'il faut mener mais bien une politique de la demande. Car c'est en stimulant la demande par la relance et l'intervention de l'Etat que les choses iront en s'améliorant. C'est par l'injection de pouvoir d'achat que les entreprises se remettront à produire donc à embaucher. Et cela, tout adepte de l'économiste britannique John Maynard Keynes pourra vous le confirmer.

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14 mars 2012 3 14 /03 /mars /2012 17:37

Jean-Pierre Chevènement, président d'honneur du Mouvement républicain et citoyen (MRC), a officiellement annoncé mardi sur TF1 son soutien attendu à François Hollande pour la présidentielle, voyant dans le candidat PS "l'homme le mieux à même de rassembler" face à la crise. "Je me suis décidé en fonction des intérêts de la France", "dans la grave crise qui se présente et qui n'est pas derrière nous, il faut rassembler toutes les forces de la France et je pense que l'homme le mieux à même de rassembler, c'est François Hollande", a-t-il dit sur le plateau du 20 heures.

Source : lepoint.fr

 

 Après s'être lancé dans la course à la présidentielle en novembre dernier puis annoncé son retrait en février, Jean-Pierre Chevènement se rallie finalement à la candidature de François Hollande.

 

Cette nouvelle, qui n'a en réalité rien de surprenant, a pourtant été accueilli de manière assez froide par ses partisans, voire même avec une certaine déception pour certains d'entre eux.

Mais ce ralliement est-il si illogique que cela ? A mon sens, il y a deux réponses à cette question, selon que l'on se place sur le plan des idées ou de la politique.

 

Commençons tout d'abord par l'aspect politique politicienne qui, je crois, a commandé ce choix. Avant toute chose, il ne faut oublier que Chevènement avait adopté une stratégie identique en 2007 puisqu'il avait soutenu Ségolène Royal après une très courte campagne en nom propre.

Je ne vous apprendrai rien en disant que la vie politique du président d'honneur du MRC touche à sa fin. D'ailleurs, je n'ai jamais vraiment cru à cette nouvelle candidature qui n'était en fait qu'un moyen de pression. Pour autant, Chevènement doit assurer la survie de son parti, ce qui passe notamment par une présence aux élections et en particulier aux prochaines législatives afin de bénéficier d'un financement public.

Or cela n'est possible que par l'intermédiaire du PS. Car Chevènement est bien conscient que le MRC n'existerait pas sans le soutien bienveillant de son grand frère socialiste. Voila pourquoi un accord a été trouvé pour l'attribution de circonscriptions.

 

Mais laissons de côté cette tambouille politique pour nous intéresser aux idées et aux valeurs défendues par "le Che". Je ne développerai pas ici toutes les propositions de l'ancien ministre de l'Intérieur mais il est clair que lui et François Hollande ne sont pas tout à fait sur la même longueur d'ondes. Je pense notamment à la question de l'euro et de l'europe qui sont les plus significatifs mais il en existe évidemment d'autres.

Sur le plan programmatique donc, et malgré le relatif optimisme des communiqués de presse, ce ralliement est difficilement compréhensible.

 

Mais alors, Jean-Pierre Chevènement avait-il d'autres choix possibles ?

En termes d'accords électoraux, je ne le crois pas car seul le PS pouvait lui faire une telle concession. En revanche, il est clair que d'autres candidats ont davantage de proximité idéologique. Mélenchon tout d'abord. Mais je ne vois pas d'alliance possible entre les deux hommes, d'autant plus qu'il existe des divergences fortes (sans-papiers, institutions, monnaie ...).

 

Nicolas Dupont-Aignan ensuite. Une alliance entre les deux hommes, alors même que le président de Debout la République vient d'annoncer avoir obtenu les 500 signatures requises, ne serait finalement que l'aboutissement de la tentative de Chevènement en 2002 de rassembler les républicains des deux rives. Certes l'un vient de la droite et l'autre de la gauche mais sur le fond, qui est à mon sens le plus important, il n'y a pas l'épaisseur d'une feuille de papier à cigarette. Qu'il s'agisse de politique économique, des institutions ou encore de la monnaie, le député de l'Essonne et le sénateur du territoire de Belfort se rejoignent de manière quasi systématique.

 

J'ai donc beaucoup de mal à comprendre l'absence d'un ticket présidentiel entre les deux hommes. En réalité, Jean-Pierre Chevènement, malgré une sincérité dans ses propositions, se laisse enfermer dans des logiques purement électorales. Une fois de plus, en privilégiant la raison sur la passion, celui-ci préfère mettre un mouchoir sur ses idées pour quelques postes.

Ne nous étonnons pas alors que les Français soient dégoutés de la politique et se réfugient dans l'abstention ou le vote extrémiste.

 

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11 mars 2012 7 11 /03 /mars /2012 15:53

Comme beaucoup de nos concitoyens, j'utilise ma voiture pour me rendre sur mon lieu de travail. Cela fait des années que je fais ainsi et je le ferai encore pendant longtemps, en particulier parce que je n'ai pas d'alternative.

On dit de moi que je suis un pollueur, que je suis un fossoyeur de l'environnement. Mais en réalité je suis surtout un honnête homme qui n'a d'autre choix, comme des millions de Français, que de prendre sa voiture pour aller travailler.

 

Mais je suis aussi une victime. Oui vous avez bien entendu. En ma qualité de motard et d'automobiliste, je suis victime de mon véhicule. En effet, il est de plus en plus compliqué pour nous d'évoluer dans cette société qui nous voue aux gémonies.

 

Et je suis d'autant plus bien placé pour en parler que j'habite dans l'agglomération grenobloise. Ainsi, Grenoble est "en pointe" dans ce domaine et fait tout pour chasser la voiture. La dernière nouveauté en date étant la participation à l'expérimentation des ZAPA (Zones d'Actions Prioritaires pour l'Air) qui va conduire à interdire à certaines catégories de véhicules de circuler en ville. Sans compter les fréquents pics de pollution qui impliquent une réduction de vitesse.

 

Mais cela n'est pas tout, bien au contraire, et il faut rajouter encore d'autres problèmes. Je pense notamment aux embouteillages quotidiens qui pourrissent nos journées de bon matin, mais aussi à la flambée du prix de l'essence ou encore à la persécution policière visant à faire du chiffre.

 

Aujourd'hui donc les conditions de vie des automobilistes tendent à se dégrader de jour en jour sans que l'Etat ne cherche à améliorer les choses, prisonnier du lobby écologiste. Alors bien sûr il est possible que des propositions soient prochainement faites, campagne électorale oblige, mais il y a fort à parier que rien ne changera vraiment.

 

A mon sens la question des transports doit être abordée de manière franche et sans préjugés idéologiques. Je crois qu'il s'agit d'un problème fondamental qui a des conséquences fortes sur la vie quotidienne des gens, tant au niveau personnel que professionnel (stress, retard ...).

 

Voila pourquoi il me semble indispensable de prendre les mesures qui s'imposent. Personnellement j'en vois au moins trois qui me semblent prioritaires à brève échéance :

- pour lutter contre les embouteillages chroniques dans certaines zones, il me paraît indispensable de lancer un grand programme de constructions et de rénovation des infrastructures routières. Outre l'incidence sur le sujet des transports, cela aura également des effets sur l'emploi dans le secteur du BTP.

 

- pour agir sur le pouvoir d'achat des ménages lourdement pénaliser par les déplacements incompressibles, l'Etat doit agir sur le prix du carburant en jouant sur le levier de la TIPP.

 

- pour désengorger les routes, une réflexion doit être menée sur les alternatives à la voiture (transports en commun, covoiturage ...).

 

Bien que certains disent le contraire, je crois qu'il est impossible, à l'heure actuelle, de se passer de la voiture tant celle-ci bénéficie d'avantages non négligeables, en particulier par rapport aux transports en commun (souplesse, rapidité ...).

 

A tous les ayatollahs verts et autres biens pensants hypocrites planqués dans les centres-villes qui stigmatisent les automobilistes, je vous invite à vous mettre à la place de toutes ces personnes qui passent des heures et des heures dans leur voiture à cause de votre dogmatisme de bobos des villes.

 

Je le dis haut et fort et le revendique sans scrupules : construisons des routes et emmerdons les écolos.

 

 

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8 mars 2012 4 08 /03 /mars /2012 18:28

En ce 8 Mars 2012, journée internationale de la femme, je ne pouvais ne pas écrire sur ce sujet. Et puisque mon blog est à forte dominante politique, j'ai donc décidé de relier les deux thèmes en un seul article.

Quelques chiffres pour commencer : notre pays compte 107 députées (sur 577), 77 sénatrices (sur 343) et 8 ministres et secrétaires d'Etat (sur 33).

 

Chacun peut ainsi se rendre compte qu'il existe un grand décalage entre les belles paroles sur la parité à l'occasion des campagnes électorales et la réalité des faits. Je crois que cela pose alors la question de la place de la femme en politique. Présenté comme cela, on pourrait s'en amuser. De fait, s'interrogerait-on sur la place de l'homme ? Evidemment que non. Mais c'est justement pour cela qu'il faut s'y intéresser.

 

Depuis des années maintenant on nous rebat les oreilles avec le concept de parité. A priori, cela part d'un bon sentiment qui vise à donner davantage de place aux femmes. Pour autant, je considère, pour ma part, qu'il s'agit là d'une forme de discrimination positive qui conduit à des effets pervers dans la mesure où on choisira une femme, non pas pour ses qualités intrinsèques, mais pour son sexe. Or je crois, et je pense ne pas être le seul, qu'une femme ne se résume pas à un vagin.

 

Aujourd'hui donc, la gent féminine est appréhendée comme un argument de vente, un faire-valoir. Cela est vrai dans le commerce (publicités avec des mannequins, plantes vertes dans les salons automobiles ...) mais aussi en politique. Pour illustrer cela, je prendrais trois exemples, du plus évident au plus subtil.

Tout d'abord, le cas des ministres femmes de Silvio Berlusconi en Italie est flagrant. Effectivement, celles-ci ont été choisies uniquement pour leurs qualités esthétiques. L'expression "sois belle et tais toi" n'ayant jamais été autant d'actualité.

Ensuite, on peut remarquer une attitude similaire, certes dans une moindre mesure, de Nicolas Sarkozy dans son premier gouvernement avec les nominations de Rachida Dati et Rama Yade : femmes, jolies et issues des minorités. Le tiercé dans l'ordre en somme pour un beau coup politique.

Enfin, et c'est une "tradition ancestrale", il ne faut pas oublier la situation de toutes les suppléantes dans le cadre des élections uninominales. Car bien souvent ce sont des femmes qui endossent ce rôle pas toujours glorieux.

 

Mais alors cela signifie-t-il que les femmes ne peuvent exister en politique ? Clairement non. Et de nombreux exemple de par le monde viennent confirmer cela : Margaret Thatcher en Angleterre, Angela Merkel en Allemagne, Dilma Roussef au Brésil ... mais aussi Martine Aubry, Ségolène Royal, Nathalie Kosciusko-Morizet, Valérie Pécresse et bien d'autres encore.

 

Ce qui est frappant chez les femmes politiques, même si la tendance commence à s'inverser, c'est leur côté masculin. En effet, il semblerait que pour exister ces femmes soient obligés, ou tout au moins se sentent obligées, de se comporter comme des hommes. Ainsi, pour se faire une place, celles-ci ont pris le parti d'adopter les mêmes comportements et les mêmes armes que leurs homologues masculins, quitte parfois à être dans la surenchère par rapport à ces derniers.

Aujourd'hui, il apparaît alors que la femme politique est devenue un homme comme les autres. Et je crois que cela est bien dommage tout à la fois pour elles, pour la politique et pour la société. Je ne peux donc que regretter ce phénomène et me réjouir de l'émergence d'une nouvelle génération qui tend à s'y opposer.

 

Je profite donc de cette journée de la femme pour réaffirmer que la femme n'est pas, et n'a pas à être, un homme comme les autres. Et ce en politique et dans tout autre domaine. Chacun doit donc contribuer à son échelle pour que les femmes trouvent leur place dans notre société en restant ce qu'elles sont, avec leurs forces et leurs faiblesses.

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6 mars 2012 2 06 /03 /mars /2012 17:18

Après avoir soutenu les propos discutés de Claude Guéant, qui a fait un lien entre le droit de vote des étrangers et l'arrivée dans les cantines de viande abattue selon le rite musulman, le premier ministre -s'exprimant à titre personnel- a lancé: «Je pense que les religions devraient réfléchir au maintien de traditions qui n'ont plus grand-chose à voir avec l'état aujourd'hui de la science, l'état de la technologie, les problèmes de santé».

Et de poursuivre cette réflexion sur les viandes «halal» et «casher»: «On est dans un pays moderne, il y a des traditions qui sont des traditions ancestrales, qui ne correspondent plus à grand-chose alors qu'elles correspondaient dans le passé à des problèmes d'hygiène». «On pourrait y réfléchir», a enchaîné François Fillon, avant de préciser que ce n'était «pas le jour et pas le moment d'engager ce débat».

Source : lefigaro.fr

 

 Une fois encore c'est bien Marine Le Pen qui dicte l'actualité médiatique. En effet, après avoir lancé une polémique sur la viande halal, la plupart des responsables politiques lui ont emboité le pas sur le sujet. Dans ce domaine, il est clair que Marine est bien la fille de son père puisque d'un micro-problème on en arrive à un débat national.

 

Mais revenons-en à la question qui nous occupe, à savoir la viande halal et par extension la viande casher. Disons le tout net, il n'existe aucune différence de goût ou de saveur entre une viande halal, casher ou "traditionnelle". En revanche, il faut savoir que ce sont les méthodes d'abattage qui divergent : égorgement avec prière contre étourdissement.

 

A priori donc aucune conséquence pour le consommateur donc qui, s'il ne le sait pas, ne se rend compte de rien. A mon sens, le problème n'est pas tant que la viande soit halal ou casher mais plutôt que les gens ne le savent pas. Il s'agit donc là tout simplement d'une question d'information du consommateur qui me semble tout à fait légitime.

 

De nombreuses réglementations, notamment européennes, sont venus renforcés les obligations de traçabilité de la viande. Ainsi, on peut maintenant connaître de manière assez précise l'origine des bêtes. Pourquoi alors ne pas rajouter sur les étiquettes une indication sur la méthode d'abattage ?

Certains disent que cela reviendrait à stigmatiser les musulmans ou les juifs. Mais c'est idiot. Si ces personnes souhaitent manger une viande particulière c'est bien leur droit. Comme c'est également le droit d'autres personnes de ne pas vouloir manger de viande halal.

 

Personnellement, je n'ai aucune réticence à manger de la viande halal ou casher. Mais il est vrai que je préfère le savoir. Et je crois qu'il s'agit d'une question de respect envers les gens que l'on reçoit à sa table que leur indiquer ce qu'ils mangent.

Pour autant, je peux comprendre que certaines personnes refusent catégoriquement de manger une telle viande, et ce quelle qu'en soit la raison (égorgement des animaux, financement d'une religion ...). Voila pourquoi je crois qu'un étiquetage permettrait de mettre un terme à cette polémique stérile.

 

Toutefois, il me semble intéressant de s'arrêter quelques instants sur cette dispute. Car je crois que celle-ci n'est évidemment pas neutre, surtout en cette période de campagne électorale. De fait, la question du halal est un sujet très ancien qui revient de manière périodique sur le devant de la scène avec notamment le remue-ménage autour de l'affaire du Quick. Or plutôt que de clarifier les choses une bonne fois pour toutes, on préfère garder le sujet sous le coude pour le ressortir au moment opportun.

 

Pour moi la question de la viande halal ou casher peut être abordée de deux manières. La première consiste à la traiter comme un problème alimentaire, ce qu'elle est en fin de compte. Mais c'est souvent la seconde qui est privilégiée dans la mesure où elle est plus rentable électoralement parlant. Il s'agit alors de l'aborder sous l'angle de la religion, thème au combien polémique.

 

Loin de moi l'idée de déconnecter complètement le caractère religieux de ces pratiques. Malgré tout, et c'est ce que fait le Front National, je crois qu'il ne faut pas faire d'amalgames ni prendre de raccourcis. Oui les musulmans et les juifs consomment de la viande abattue selon des rites religieux et c'est bien leur droit. Mais au nom du principe de laïcité, je crois que l'Etat n'a pas à intervenir dès lors que cette pratique ne constitue pas un trouble à l'ordre public, ce qui ne semble pas être le cas actuellement.

 

Si on creuse un peu, on se rend compte que Marine Le Pen, par la mise en exergue de ce phénomène ancien, cherche à stigmatiser une partie de la population. De fait celle-ci s'engage sur le terrain communautaire et identitaire qu'elle n'a finalement jamais quitté. En réalité, en soulevant le point du halal, c'est la religion musulmane dans son ensemble qu'elle dénonce.

 

Malgré ses dires, la présidente du FN s'inscrit donc bien la lignée de son père et de son parti. Et si l'on ne s'arrête pas simplement aux postures et à l'image qu'elle se donne, on se rend bien compte que Marine Le Pen est en fait une bonne communicante et une excellente équilibriste entre d'un côté la frange dure du Front National qu'il faut conserver et de l'autre l'électorat modéré qu'il faut attirer.

 

Selon moi Marine Le Pen est à l'image d'un bijou en plaqué-or : brillant à l'extérieur, en toc à l'intérieur et finalement sans grande valeur.

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5 mars 2012 1 05 /03 /mars /2012 19:08

Aujourd'hui, alors que je me rendais sur le campus grenoblois, je suis tombé sur une affiche invitant à participer à un débat organisé par le NPA sur le thème " les élections peuvent-elles changer la société ?".

 

Ma première réaction fut de répondre par l'affirmative puisque cela me semblait être tout à fait logique. Or, après réflexion, je crois que la réponse n'est en fait pas si évidente. Voila pourquoi il m'a semblé intéressant d'y consacrer un article.

 

Comme je l'indiquais plus haut, le oui fut mon premier réflexe. En effet, en tant que démocrate convaincu, je crois que le bulletin de vote est un des meilleurs moyens d'expression de la souveraineté populaire. N'est-ce pas par ce biais que nos dirigeants, œuvrant à l'intérêt général de la société, sont élus ? Ainsi, il est donc possible de donner un cap différent à notre pays via les urnes. Rappelons-nous notamment de François Mitterrand qui voulait "changer la vie" en 1981.

 

Pour autant, je ne suis pas naïf. Et je sais bien que les promesses n'engagent que ceux qui les croient. On peut d'ailleurs constater que malgré l'alternance les politiques menées n'ont changées qu'à la marge. Il serait donc illusoire que 2012, malgré le slogan de certains, en soit autrement.

 

Mais la France n'est pas le seul pays où les élections ne permettent pas de changer réellement la société. Je pense notamment à la Russie où le grand démocrate Vladimir Poutine a été, de manière surprenante et inattendue, réélu président dès le premier tour. Et on pourrait citer bien d'autres exemples en Afrique (Sénégal) mais aussi en Europe (Grèce, Italie, Espagne ...).

 

Vu sous cet angle, la situation paraît bien sombre. On pourrait alors s'interroger sur l'utilité du vote puisque celui-ci semble inefficace pour changer les choses. Personnellement, je crois qu'un tel raisonnement est erroné dans la mesure où il est grandement biaisé. En effet, celui-ci conduit à jeter l'anathème sur un régime alors même qu'il est, comme le disait Churchill, le pire à l'exception de tous les autres.

 

Je crois qu'il serait dangereux de jeter le bébé avec l'eau du bain. A mon sens, ce n'est pas notre système démocratique qui est en cause mais au contraire les acteurs principaux de ce système, à savoir les électeurs et les élus.

 

Commençons par les élus, c'est-à-dire nos dirigeants. A chaque nouveau scrutin, on prend les mêmes et on recommence. Malgré les promesses, qui ne durent que le temps de la campagne, les politiques menées se suivent et se ressemblent alors même que les partis au pouvoir sont censés être différents. Mais cet état de fait est-il la conséquence de l'élection ? Evidemment non. La responsabilité est celle des principaux partis qui se moquent éperdument de nous par des oppositions de façade et des postures.

 

Mais si la classe politique est fautive dans cette histoire, je crois que les électeurs ne doivent pas pour autant être dédouanés. En effet, ce sont bien les gens qui votent, ou pas d'ailleurs, et qui portent donc au pouvoir ces individus. Il est donc trop facile de blâmer les politiques sans se remettre en question soi-même. Ainsi, il me semble effarant d'entendre les gens se plaindre que les choses ne changent pas alors que ceux-ci élisent des personnes qui sont aux affaires depuis des décennies. Comment peut-on vouloir le changement et voter dans le même temps pour le PS ou l'UMP, pour François Hollande ou Nicolas Sarkozy ? Un peu de cohérence ne ferait pas de mal, je crois.

 

Au final, j'en arrive à la conclusion que les élections recèlent en elles la possibilité de changer la société. Nous l'avons bien vu par le passé, même s'il est vrai que notre pays s'inscrit dans une tradition révolutionnaire. Mais pour que les choses changent vraiment, cela suppose une évolution préalable des mentalités visant à sortir de la pensée unique. Et ce n'est qu'à partir de ce moment là que cette volonté d'évolution pourra se traduire dans les urnes afin de donner un nouveau cap à notre pays.

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3 mars 2012 6 03 /03 /mars /2012 17:04

Herman Van Rompuy a été reconduit jeudi à la tête de l'Union européenne et va voir son champ d'action étendu à la zone euro. Lors d'un sommet à Bruxelles, l'ancien Premier ministre belge âgé de 64 ans a obtenu un nouveau mandat de deux ans et demi à la présidence du Conseil européen, le forum des chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE. Il avait été nommé fin 2009 à ce poste créé par le traité de Lisbonne.

Herman Von Rompuy va hériter en fait d'une double casquette puisqu'il sera aussi chargé de présider les sommets dorénavant réguliers des dirigeants des seuls 17 Etats de la zone euro, incarnation de son "gouvernement économique".

Source : Libération.fr

 

Dans la plus grande discrétion voire même le plus grand secret, Herman Van Rompuy a donc été reconduit dans ses fonctions pour deux ans et demi supplémentaires. Mieux (ou pire, c'est selon) celui-ci s'est vu accorder une promotion dans la mesure où il sera dorénavant en charge de la présidence des sommets de la zone euro.

 

Comme l'indique parfaitement l'article de Libération, le président du conseil européen est un parfait inconnu issu de la pure technocratie européenne. Bien que je ne remette à aucun moment en cause les compétences de cet homme, il faut bien reconnaître que le charisme et l'art oratoire ne sont pas ses principales qualités. Bien au contraire. D'ailleurs, Nigel Farage, eurodéputé anglais, l'avait traité de serpillère humide lors d'une de ses interventions au Parlement européen.

 

Il apparaît donc clairement qu'Herman Van Rompuy n'a pas la carrure pour incarner à lui seul l'Union Européenne. Mais en réalité n'est-ce pas grâce à cela qu'il a été choisi ? L'ancien premier ministre Belge n'est-il pas en fait un homme de paille, une marionnette entre les mains du couple franco-allemand ?

 

Indéniablement, la France et l'Allemagne, enfin surtout cette dernière, sont aujourd'hui les leaders de l'UE. Pour preuve, les récents traités ont été élaborés par ces deux pays laissant, malgré les apparences, les autres nations en marge. Aussi, la mise en place d'un président du conseil européen plus flamboyant, plus robuste se serait traduit par une perte d'influence des chefs d'Etats européens.

 

Mais au-delà de la problématique des personnes, je crois que la question de l'existence même du poste doit être posée. A l'heure actuelle, la direction de l'UE est à la fois multiple et bancale ce qui nuit à l'efficacité. De fait, nous avons une commission avec son président José Manuel Barroso et un conseil européen dirigé par Herman Van Rompuy qui coexistent en parallèle des chefs d'Etat et de gouvernements, sans compter le Parlement. Bref, cela fait un paquet de décideurs, chacun avec leur propre ego.

 

Je crois donc que l'on peut légitimement s'interroger sur l'actuelle gouvernance européenne qui essaye de conjuguer fédéralisme avec la Commission et europe des nations par le biais du conseil européen. A mon sens cette organisation, adoptée pour ménager la chèvre et le chou,  est mauvaise car elle revient à entraver le fonctionnement des institutions européennes. Sans parler de son caractère démocratique plus qu'inexistant.

 

Voila pourquoi il me semble nécessaire de trancher entre deux visions opposées de l'europe. Entité fédérale d'un côté contre coopération des nations de l'autre. Et c'est de ce choix que devra naître une nouvelle structuration des organes européens afin que l'Union Européenne redevienne ce qu'elle n'aurait jamais du cesser d'être, c'est-à-dire un lieu de paix, de démocratie, de solidarité et de prospérité.

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2 mars 2012 5 02 /03 /mars /2012 17:42

 

Après Eva Joly et le défilé du 14 Juillet puis Eva Joly et les jours fériés religieux, voila maintenant Eva Joly et les langues régionales !

 

Dans une récente interview accordée à Corse Matin, Eva Joly a exprimé la volonté d'aboutir à "une fiche d'état civil avec deux colonnes, l'une en français et l'autre en corse voire en breton, en alsacien, en catalan. Je modifierai dans ce sens l'article 2 de la Constitution". Pour rappel, l'article 2 de la Constitution dispose que "la langue de la République est le français". Ainsi, seul le français est reconnu comme langue officielle dans notre pays, ce qui exclut donc d'office les dialectes et autres patois régionaux.

 

Par cette nouvelle sortie médiatique catastrophique, Eva Joly nous prouve une nouvelle fois toute l'étendue de son incompétence et de sa méconnaissance de notre Histoire. Disons le tout net, et même si certains le pensent, je ne crois pas que cela soit du à l'origine norvégienne de la candidate écologiste. Il serait d'ailleurs trop facile d'expliquer ces propos par cet état de fait alors même que Mme Joly est Française depuis de nombreuses années.

 

Au vu de sa carrière de l'ancienne juge d'instruction, il semble peu crédible que les propositions d'Eva Joly soient de simples erreurs d'appréciation. On peut certes penser qu'il existe des loupés dans sa communication mais à ce point, cela serait plus qu'inquiétant et hautement suicidaire dans une campagne présidentielle.

 

Pour ma part, je crois qu'il y a d'autres hypothèses plausibles. Indéniablement Eva Joly est une novice en politique mais comme je l'ai dit, et en raison de sa ribambelle de conseillers, je crois que cela ne joue que de manière marginale.

 

En revanche, il me semble que deux raisons peuvent justifier un tel comportement.

La première relève du fond, de l'aspect programmatique. Ainsi, il apparaît assez nettement que les écologistes s'inscrivent dans une tradition internationaliste qui défend la notion de citoyen du monde, ce qui s'oppose clairement à l'idée même de nation. D'ailleurs, leur défense acharnée d'une europe fédérale appuie en ce sens. Dans cet objectif, il n'est donc pas surprenant que la candidate EELV cherche à détruire les composantes de notre nation (langue ...) et à dissoudre notre pays dans une entité globale.

 

Mais parallèlement à cet aspect dogmatique, on peut également envisager une considération plus politicienne. En effet, chacun sait qu'aujourd'hui Eva Joly est au plus bas dans les sondages et que sa campagne a du mal à démarrer. De plus, on peut remarquer que celle-ci n'a pas réussi à fédérer son parti autour d'elle puisqu'un certain nombre de ses "amis" n'hésitent pas à la tacler publiquement.

En conséquence, il est possible d'envisager que ces sorties sont un moyen pour elle d'exister dans les médias et donc de faire parler d'elle. Mais rien ne dit que l'effet sur les électeurs ne soit pas le contraire de celui escompté. De fait, en attaquant la France dans son for intérieur, dans ses racines, il est plus probable que la candidate suscite du rejet que de l'adhésion.

 

En vérité, et quelle que soit la raison qui pousse Eva Joly à débiter de telles âneries, je ne peux m'empêcher de m'interroger sur l'opportunité d'une candidature à l'élection présidentielle de 2012. Attention, je ne conteste pas la légitimité et le bien fondé d'une candidature écologiste, encore que je considère que l'écologie ne constitue pas un programme en soi. Ce que je veux dire est que je doute de plus en plus, et je ne suis pas le seul, de la pertinence d'un maintien dans la course à tout prix.

Au vu des circonstances et de la situation, il me semblerait plus sage qu'Eva Joly se retire et rallie François Hollande. D'une part, cela permettrait d'épargner à EELV une nouvelle bérézina électorale qui risquerait de laisser d'importantes séquelles au sein du parti. D'autre part, les écologistes ont déjà négocié et obtenu du PS des circonscriptions gagnables pour les législatives du mois de Juin afin de pouvoir constituer un groupe parlementaire.

Quel intérêt alors de perdurer dans cette voie si ce n'est de décrédibiliser encore un peu plus la candidate et son mouvement ?   

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1 mars 2012 4 01 /03 /mars /2012 17:50

Lundi soir, dans l'émission "parole de candidat" sur TF1, François Hollande a annoncé vouloir créer une tranche d'impôt sur le revenu à 75 % pour ceux qui gagnent plus d'un million d'euros par an, soit environ 80 000 € par mois.

 

Avant toute chose, je tiens à préciser pour ceux qui ne seraient pas familiers avec la fiscalité que ce taux de 75 % ne s'applique à l'intégralité des revenus du fait de la progressivité de l'impôt. Concrètement, une telle mesure ne reviendrait pas à spolier un individu des ¾  de ses revenus. En revanche, et c'est là l'objectif, les plus aisés contribueront davantage à la solidarité nationale.

 

Bien évidemment cette proposition a été fortement commentée à gauche comme à droite. Et d'un côté comme de l'autre je crois que les réactions n'ont pas été à la hauteur. Effectivement, et de manière assez cohérente en réalité, l'UMP a réprouvé cette mesure arguant du risque d'exil des plus riches et donc de son effet contre-productif. Jean-Luc Mélenchon, quant à lui, a estimé qu'il s'agissait d'un premier pas mais qu'il fallait aller encore plus loin, à savoir un taux de 100 % au dessus de 360 000 € par an.

 

Sur le fond, je dois reconnaître que je suis plutôt en accord avec François Hollande sur ce sujet là. Encore qu'il me semblerait préférable de mettre en place davantage de tranches afin de rétablir une réelle progressivité de l'impôt. Mais il ne me semble pas illogique que chacun contribue à l'effort national en fonction de ses moyens car il ne faut pas oublier que cet argent sera soit redistribué soit investi dans des infrastructures publiques (écoles, hôpitaux, routes ...). Voila pourquoi je crois que personne ne devrait être exonéré d'impôt. Je suis donc partisan que chaque foyer fiscal, du plus modeste au plus aisé, soit imposé afin de n'exclure personne de ce mécanisme de solidarité.

 

Alors bien sur, et c'est d'ailleurs la théorie de l'économiste américain Arthur Laffer avec sa célèbre idée "trop d'impôt tue l'impôt", on peut penser qu'il ne faut pas trop taxer les riches. Dans l'absolu, je ne suis pas opposé à cela. Encore faut-il s'accorder sur la notion de "trop", qui est subjective au possible. Je rappelle simplement qu'en 1941, le président Roosevelt avait instauré un taux marginal d'imposition de 91 %. Or il ne me semble pas que Franklin Delano Roosevelt ait été un dangereux bolchevik. L'impôt a une vocation redistributive et non confiscatoire qu'il convient de préserver ou plus vraisemblablement de réaffirmer.

 

On m'opposera alors le fait que rien n'empêche les riches basés en France de s'exiler vers des contrées plus accueillantes, fiscalement parlant. On me dira qu'il est donc préférable de contenir notre pression fiscale pour ne pas accentuer ce phénomène.

Pour moi ces arguments ne sont pas valables. En effet, nous avons bien vu que la politique fiscale de Nicolas Sarkozy menée par Eric Woerth en début de mandat a été un échec cuisant, qui a simplement contribué à assécher les recettes de l'Etat. De plus, je crois qu'il ne faut pas être naïf sur ce sujet. Même si la France baissait son niveau de prélèvements obligatoires, elle ne pourrait s'aligner sur certains pays qui vivent de ce dumping fiscal, les fameux paradis fiscaux.

 

Clairement, la lutte contre l'exil fiscal doit s'inscrire dans un contexte de coopération internationale pour être vraiment efficace. Bien que le G20 ait émis cette volonté, il s'avère que cela fut un échec du fait d'un manque de volonté politique et d'un refus de collaboration des paradis fiscaux. Une fois encore la négociation a été privilégiée à la sanction, ce qui a hypothéquée toute chance de réussite.

 

A maintes reprises sur ce blog j'ai exprimé la nécessité de mettre en place un impôt sur la nationalité qui rendrait alors caduc l'exil fiscal. Je me félicite d'ailleurs que Nicolas Dupont-Aignan reprenne ce mécanisme dans son programme.

Pour rappel, une telle mesure consisterait à faire payer à toute personne de nationalité française et quel que soit son lieu de résidence la différence entre l'impôt qu'elle paierait en France et celui qu'elle paye effectivement dans le pays où elle se trouve.

Prenons l'exemple de M. A. qui vit en Suisse où il paye 350 € d'impôt. S'il résidait en France, il devrait payer 900 € d'IR. Avec le système que je propose, il devrait donc s'acquitter de 550 € d'impôt supplémentaires, ce qui supprimerait la concurrence fiscale entre Etats ...

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29 février 2012 3 29 /02 /février /2012 18:18

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